Apprendre les TCC

Découvrir les Thérapies Comportementales, Cognitives et Emotionnelles

Cette page examine et compare l'analyse d'une première séance de psychothérapie par différentes Intelligences Artificielles.
Cette analyse concerne notre patiente fictive Julie Dupont (mes excuses pour les éventuelles homonymies...).

Le but est d'illustrer la manière dont les psys et leurs patients pourraient utiliser et bénéficier de ces capacités, ainsi que
d'inviter à la réflexion et au débat sur l'usage de l'I.A. en psychothérapie.

Autres pistes diagnostiques

Prompt donné à l'I.A.

Il est important de ne pas s'en tenir à une seule réponse de l'I.A., aussi bonne soit-elle, mais de l'inviter à explorer sous plusieurs angles et également à critiquer ses propres réponses puis les améliorer.

L'utilisation de l'I.A. doit être vue comme un processus, pas un "one shot".

Certaines formulations du prompt comme "raisonne étape par étape" permettent d'éliciter des raisonnement plus élaborés, bien que cela ne soit pas une science exacte.

Le prompt

Analyse à nouveau la retranscription de la séance, y a-t-il d’autres troubles psychiques dont pourrait souffrir la patiente ? Procède étape par étape et réponds de façon détaillée et argumentée en t’appuyant sur des propos de la séance.

La réponse de Gemini 1.5 Pro :

Analyse approfondie de la retranscription et exploration d'autres troubles psychiques :

En examinant plus en détail la retranscription de la séance, d'autres troubles psychiques peuvent être envisagés en plus des pistes diagnostiques précédemment évoquées :

1. Trouble dépressif majeur (TDM) :

Arguments :

  • Humeur dépressive : Julie décrit un mal-être général et un manque de joie de vivre. Elle se compare aux autres qui "s'amusent et rigolent", soulignant son propre manque de plaisir et d'épanouissement.
  • Faible estime de soi : Les pensées négatives de Julie sur elle-même, se qualifiant de "nulle" et "pas normale", pourraient indiquer une image de soi dévalorisée, caractéristique de la dépression.
  • Difficultés de sommeil : L'insomnie chronique de Julie peut être un symptôme de dépression, tout comme son utilisation de somnifères.
  • Manque d'énergie : Bien que non explicitement mentionné, le recours à l'alcool et au cannabis pour "décompresser" pourrait suggérer une fatigue ou un manque d'énergie, symptômes fréquents du TDM.

Outils d'évaluation :

  • Inventaire de dépression de Beck (BDI-II) : Mesure la sévérité des symptômes dépressifs.
  • Échelle de dépression de Hamilton (HAM-D) : Évalue la sévérité de la dépression.
  • Échelle de désespoir de Beck (BHS) : Évalue le niveau de désespoir et les pensées suicidaires.

2. Trouble dysmorphique corporel (TDC) :

Arguments :

  • Préoccupation excessive pour l'apparence : Julie évoque des souvenirs d'enfance où elle était moquée pour ses boutons et son apparence physique. Elle semble avoir intériorisé ces critiques et continue de se percevoir comme "moche".
  • Impact sur l'estime de soi : La perception négative de son apparence physique semble avoir un impact significatif sur l'estime de soi de Julie et contribuer à son mal-être général.

Outils d'évaluation :

  • Body Dysmorphic Disorder Questionnaire (BDDQ) : Évalue la présence et la sévérité des symptômes du TDC.
  • Yale-Brown Obsessive Compulsive Scale modifiée pour le TDC (YBOCS-BDD) : Évalue la sévérité des obsessions et des compulsions liées au TDC.

3. Trouble du stress post-traumatique (TSPT) :

Arguments :

  • Expériences traumatiques : Les moqueries et le rejet subis durant l'enfance pourraient être considérés comme des expériences traumatiques, surtout si elles étaient répétées et intenses.
  • Symptômes d'évitement : Le manque d'amis proches et la préférence pour les relations superficielles pourraient être une stratégie d'évitement pour se protéger du rejet et de la souffrance émotionnelle.
  • Hypervigilance : La consommation d'alcool et de cannabis pour "décompresser" pourrait être une tentative de gérer une hypervigilance ou une anxiété constante, symptômes fréquents du TSPT.

Outils d'évaluation :

  • Échelle de gravité des symptômes du TSPT (PSS-I) : Évalue la sévérité des symptômes du TSPT.
  • Clinician-Administered PTSD Scale (CAPS) : Entretien clinique structuré pour diagnostiquer le TSPT.

Remarques :

  • Il est important de noter que ces pistes diagnostiques sont des hypothèses et nécessitent une évaluation plus approfondie pour être confirmées ou infirmées.
  • Le thérapeute devra explorer plus en détail l'histoire de vie de Julie, la nature et l'intensité de ses symptômes, ainsi que l'impact de ces symptômes sur son fonctionnement quotidien.
  • Il est possible que certains symptômes se chevauchent entre différents troubles, ce qui rend le diagnostic plus complexe.

Conclusion :

L'analyse approfondie de la séance suggère d'autres pistes diagnostiques pour Julie Dupont, notamment le trouble dépressif majeur, le trouble dysmorphique corporel et le trouble du stress post-traumatique. Une évaluation plus approfondie est nécessaire pour déterminer le diagnostic précis et élaborer un plan de traitement adapté à ses besoins spécifiques.

Capture d'écran de la réponse

La réponse de Chat GPT-4o :

Analyse Complémentaire des Troubles Psychiques Potentiels

Outre les troubles identifiés précédemment (Trouble Dépressif Majeur, Trouble de l'Anxiété Généralisée, Trouble de l'Usage de Substances et Troubles de la Personnalité), il existe d'autres troubles psychiques que nous pouvons envisager pour Julie Dupont en nous basant sur les propos de la séance.

1. Syndrome de l'Imposteur

Symptômes Relevés :

  • Doute sur ses compétences : Julie minimise son succès et se perçoit comme non méritante ("ce que je fais, ce n’est pas incroyable", "je me dis que peut-être qu’au bout d’un moment, ils vont se dire que c’est une arnaque").
  • Incrédulité face au succès : Elle a du mal à accepter que son entreprise ait réussi ("je pensais que ça allait être un peu nul", "j’ai eu un succès fulgurant, mais je ne crois pas").

Critères et Outils de Diagnostic :

  • Critères : Bien que le syndrome de l'imposteur ne soit pas officiellement répertorié dans le DSM-5, il se manifeste souvent par des pensées récurrentes de doute de soi et une peur irrationnelle d'être découvert comme "imposteur".
  • Outils :
    • Clance Impostor Phenomenon Scale (CIPS) : Un questionnaire pour mesurer la sévérité du syndrome de l'imposteur.

2. Trouble d'Anxiété Sociale (Phobie Sociale)

Symptômes Relevés :

  • Anxiété dans les interactions sociales : Julie parle de son isolement et de sa difficulté à établir des relations ("je n’ai pas de personne à qui me confier").
  • Peur de l'évaluation négative : Les expériences scolaires de moqueries et de rejet semblent avoir un impact durable ("les autres se moquaient un peu de moi", "ils se moquaient de mes boutons").

Critères DSM-5 : Pour un trouble d'anxiété sociale, les critères incluent une peur ou une anxiété intense concernant une ou plusieurs situations sociales dans lesquelles l'individu est exposé à l'observation attentive d'autrui. La peur est disproportionnée par rapport à la situation réelle et dure depuis au moins six mois.

Outils de Diagnostic :

  • Social Phobia Inventory (SPIN) : Un questionnaire pour évaluer la sévérité de l'anxiété sociale.
  • Liebowitz Social Anxiety Scale (LSAS) : Une échelle d'évaluation pour mesurer l'anxiété sociale et l'évitement dans différentes situations.

3. Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT)

Symptômes Relevés :

  • Événements passés traumatiques : Bien que Julie ne mentionne pas explicitement un événement traumatique, son isolement social, son sentiment d'inadéquation et ses difficultés de sommeil peuvent suggérer une réaction à des expériences passées traumatisantes (p.ex. moqueries, rejet).
  • Symptômes de réactivité : Julie mentionne une colère dirigée contre elle-même, ce qui peut être une forme de réactivité émotionnelle suite à un stress prolongé.

Critères DSM-5 : Le TSPT nécessite une exposition à un événement traumatique suivi de symptômes d'intrusion (souvenirs récurrents, rêves), d'évitement (éviter les souvenirs ou rappels de l'événement), de modifications négatives de la cognition et de l'humeur, et d'altérations de l'éveil et de la réactivité.

Outils de Diagnostic :

  • PTSD Checklist for DSM-5 (PCL-5) : Un questionnaire pour évaluer la présence et la sévérité des symptômes de TSPT.
  • Clinician-Administered PTSD Scale (CAPS-5) : Un entretien clinique structuré pour diagnostiquer le TSPT.

4. Trouble Obsessionnel-Compulsif (TOC)

Symptômes Relevés :

  • Pensées intrusives et répétitives : Julie exprime des pensées persistantes de dévalorisation et de peur d'échec ("je me dis que je suis nul", "je ne suis pas à la hauteur").
  • Comportements de contrôle : Bien que non explicitement mentionnés, le perfectionnisme et la critique de son employé peuvent indiquer des tendances obsessionnelles et compulsives.

Critères DSM-5 : Pour un TOC, les critères incluent la présence d'obsessions (pensées, impulsions ou images récurrentes et persistantes) et/ou de compulsions (comportements répétitifs ou actes mentaux que l'individu se sent poussé à accomplir) qui prennent beaucoup de temps et causent une détresse ou une altération significative du fonctionnement.

Outils de Diagnostic :

  • Yale-Brown Obsessive Compulsive Scale (Y-BOCS) : Une échelle pour évaluer la sévérité des symptômes du TOC.
  • Obsessive-Compulsive Inventory-Revised (OCI-R) : Un questionnaire d'auto-évaluation des symptômes du TOC.

Conclusion

En plus des troubles précédemment identifiés (Trouble Dépressif Majeur, Trouble de l'Anxiété Généralisée, Trouble de l'Usage de Substances et Troubles de la Personnalité), Julie Dupont pourrait également présenter un Syndrome de l'Imposteur, un Trouble d'Anxiété Sociale, un Trouble de Stress Post-Traumatique, ou un Trouble Obsessionnel-Compulsif. Ces pistes doivent être explorées plus en détail à l'aide des outils diagnostiques appropriés pour affiner et confirmer le diagnostic.

Plan de Suivi Diagnostique

  1. Syndrome de l'Imposteur : Utilisation de la Clance Impostor Phenomenon Scale (CIPS).
  2. Trouble d'Anxiété Sociale : Administration du Social Phobia Inventory (SPIN) et de la Liebowitz Social Anxiety Scale (LSAS).
  3. Trouble de Stress Post-Traumatique : Utilisation du PTSD Checklist for DSM-5 (PCL-5) et du Clinician-Administered PTSD Scale (CAPS-5).
  4. Trouble Obsessionnel-Compulsif : Évaluation avec la Yale-Brown Obsessive Compulsive Scale (Y-BOCS) et l'Obsessive-Compulsive Inventory-Revised (OCI-R).

Cette approche systématique permettra d'obtenir une compréhension plus complète des problèmes psychologiques de Julie et d'élaborer un plan de traitement personnalisé et efficace.

Capture d'écran de la réponse

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