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L'état de stress post traumatique (ESPT)

En quelques mots...

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Un événement est « traumatique » lorsqu’une personne s’est trouvée confrontée à la mort, à la peur de mourir ou à de graves blessures, ou lorsque son intégrité physique ou celle d’une autre personne a été menacée. Cet événement doit également provoquer une peur intense, un sentiment d’impuissance, ou un sentiment d'horreur.
American Psychiatric Association, 1994

Cet évènement se distingue donc nettement des stresseurs quotidiens et de l’expérience humaine habituelle, il s'agit d'un événement brutal et soudain qui était imprévisible. Cet évènement nous arrive à nous-même ou bien nous en sommes témoin, il menace notre intégrité physique ou notre vie.

Les 3 catégories d’événements traumatiques :

  1. les catastrophes naturelles : inondations, feux de forêts, tremblements de terre, ouragans, raz de marée…
  2. les accidents causés par l’erreur humaine ou technique : accidents de travail, de circulation, de train, d’avion, incendies, explosions…
  3. les actes de violence interpersonnelles : viol – abus – agressions – attentats – guerre – braquage – captivité – torture… ⇒ ce sont ceux où il y a le plus de risque d'état de stress post traumatique, surtout si elles concernent un enfant.
Chaque personne va réagir différemment à un même événement, en fonction de sa personnalité, de son état psychique et du contexte. Un évènement que l'on peut considérer comme traumatique n'engendrera donc heureusement pas forcément d'état de stress post traumatique au sens clinique du terme.
Ce qui va être déterminant n'est pas tant l’événement en lui-même, mais la signification personnelle donnée à l’événement par la personne.

Typologie des évènements traumatiques (Smucker, 2010)

Trauma de type 1

Evènement unique et inattendu posant une menace vitale aigüe ponctuelle.

Exemples :
  • Accidents : accident de circulation, accident de travail, désastre naturel ponctuel (tempête)...
  • Causé par l'homme : violence physique/crime, agression sexuelle...

Trauma de type 2

L'évènement est prolongé ou répété et l'on ne peut pas prédire son évolution.

Exemples :
  • Accidents : désastre naturel perdurant (inondation, accident nucléaire)...
  • Causé par l'homme : maltraitance d'enfant ou conjugale, prise d'hotage, emprisonnement, harcèlement...

Victimologie : notions

Classification des victimes :
  • Victimes directes : toute personne exposée à un événement traumatique.
    Elles risquent de développer un ESPT.
  • Victimes indirectes : proches d’une victime directe mais qui n’ont pas vécu l’évènement eux-mêmes.
    Elles ont moins de risque de développer un ESPT que les victimes directes.
  • Victimes « secondaires » : ce sont notamment les personnes ayant pris en charge les victimes (sauveteurs, urgentistes...).
    Elles ont un risque traumatique et de burn-out (épuisement / usure de compassion).

Prévalence

Prévalence et risques

N'importe quelle personne est susceptible de développer un ESPT après un traumatisme, on ne peut pas déterminer cette possibilité avant d'être confronté à un tel événement. Certains groupes de personnes sont plus à risques que d’autres, notamment en lien avec leurs professions: militaires, pompiers, urgentistes…

Fréquence d’événements traumatiques :

90 % (population USA) vivront un événement traumatique au cours de leur vie :
  • annonce de mort soudaine et imprévisible d’un proche 60 %,
  • agression physique 40 %,
  • témoin de mort ou blessure grave 29 %,
  • accident de véhicule grave 28 %,
  • désastre naturel 17 %.
En France, la fréquence est de 30% (enquête « Santé mentale en population générale », menée en France métropolitaine entre 1999 et 2003 sur plus de 36 000 personnes).

Les type d’événements les plus fréquents sont différents selon le sexe :
  • Femmes : agressions sexuelles ;
  • hommes : accidents.

Prévalence ESPT :

En Europe, selon l'étude ESEMeD (2004) sur un échantillon de plus de 20 000 habitants (population générale) de six pays d'Europe, la prévalence instantannée (sur le mois écoulé) est de :
  • 2.9 % des femmes
  • 0.9 % des hommes.
Auprès des victimes : 25 à 35 %.

Le trouble sous-diagnostiqué car il n'est pas forcément cherché, de plus les victimes peuvent masquer leur état car elles éprouvent très souvent un sentiment de honte associée à l'événement traumatique, à sa réaction sur le moment et aux séquelles associées.

Evolution

Pour 40-50% des personnes souffrant d'un ESPT, l'évolution est favorable à un an, pour les autres, le trouble devient chronique et ne récupère pas sans traitement.

Comorbidité

  • 50% des patients souffrent de dépression. avec un taux de suicide 15x plus élevé que la population générale.
  • Abus de substance : alcool 52 % chez homme, 28 % chez femme.
  • Présence fréquente d'autres trouble anxieux, notamment : phobie et trouble panique.
  • Difficultés relationnelles diverses (incompréhension de l'entourage / rejet).

Modèles de la pathologie

Il existe plusieurs modèles expliquant l'état de stress post-traumatique et son maintien. Ces modèles vont nous permettre d'expliquer au patient ce dont il souffre, comme cet état s'est installé et perdure. Cela permet de lui redonner espoir, de normaliser ce qu'il vit en tant que victime et de fonder la stratégie thérapeutique qu'on va lui proposer.

Les pincipaux modèles :
  • les modèles du conditionnement de Mowrer (1960),
  • le modèle de la structure de peur Foa & al (1989),
  • le modèle cognitif du PTSD de Ehlers & Clark (2000).

Prise en charge

Pour prévenir un ESPT après un trauma, des interventions TCC brèves ont démontré leur efficacité 2 à 5 semaines après le traumatisme en traitement individuel (Forneris, C. A., Gartlehner, G., Brownley, K. A., Gaynes, B. N., Sonis, J., Coker-Schwimmer, E., ... & Lohr, K. N. (2013). Interventions to prevent post-traumatic stress disorder: a systematic review. American Journal of Preventive Medicine44(6), 635-650).

Vocabulaire en lien avec cette pathologie

  • Amnésie dissociative
  • Cauchemars de répétition
  • Debriefing
  • Defusing
  • Déréalisation
  • Dissociation
  • Effroi
  • ESTP : état de stress post-traumatique
  • Etat d'alerte
  • Hot-spots
  • Hyperactivité neurovégétative
  • Moment post-traumatique
  • Moment de résolution
  • Moment du trauma
  • Péritraumatique
  • Réactions différées
  • Réactions immédiates
  • Réactions post-immédiates
  • Reviviscences
  • Sidération
  • Souvenirs intrustifs
  • Stress dépassé
  • Syndrome de Lazare ou syndrome du survivant
  • Traumatisme / Psychotraumatisme
  • Trauma de type 1
  • Trauma de type 2
  • TSPT : trouble de stress post-traumatique
  • Victime (directe / indirecte / secondaire)

Associations

  • L'institut de Victimologie a pour mission l'amélioration de la prise en charge des victimes qui ont subi un traumatisme psychologique. Il vise à promouvoir le traitement précoce et spécifique de ces victimes.
  • France Victimes : l'INAVEM est la fédération française regroupant 130 associations professionnelles, spécialisées dans l'aide aux victimes.

Ressources de référence

Le site Info Trauma créé par le Pr. Alain Brunet, psychologue à l’université McGill à Montréal, spécialiste des effets des évènements traumatiques et auteur de la version française de l'Inventaire de détresse péritraumatique et du Questionnaire des Expériences de Dissociation Péritraumatique. Le site présente notamment des études de cas, des échelles et des ressources de psycho-éducation pour le patient.

Tests et échelles

Livres pour les thérapeutes

Livres pour les patients

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