Apprendre les TCC

Découvrir les Thérapies Comportementales, Cognitives et Emotionnelles

Cette page examine et compare l'analyse d'une première séance de psychothérapie par différentes Intelligences Artificielles.
Cette analyse concerne notre patiente fictive Julie Dupont (mes excuses pour les éventuelles homonymies...).

Le but est d'illustrer la manière dont les psys et leurs patients pourraient utiliser et bénéficier de ces capacités, ainsi que
d'inviter à la réflexion et au débat sur l'usage de l'I.A. en psychothérapie.

Techniques mal employées

Prompt donné à l'I.A.

C'est le moment des critiques constructives... dont je confirme la pertinence !

Le prompt

Quelles sont les techniques thérapeutiques qui semblent sous-employées ou mal employées par le thérapeute ? Donne des exemples argumentés montrant l'utilisation sous-optimale et donne un exemple d'utilisation qui serait plus pertinente.

La réponse de Gemini 1.5 Pro :

Techniques thérapeutiques sous-employées ou mal employées :

Bien que le thérapeute utilise une variété de techniques, certaines semblent sous-employées ou mal employées, ce qui pourrait limiter l'efficacité de la thérapie.

1. Exploration des émotions :

  • Sous-utilisation : Le thérapeute aborde les émotions de Julie de manière superficielle, se contentant souvent de les nommer sans les explorer en profondeur.
  • Exemple : Lorsque Julie dit "Je me sens humiliée", le thérapeute répond "Ah oui ? Ça ne doit pas être évident pour vous de le sentir comme ça", sans l'aider à explorer davantage cette émotion, ses déclencheurs et ses conséquences.
  • Utilisation plus pertinente : Le thérapeute pourrait utiliser des techniques d'exploration émotionnelle, comme l'imagerie guidée, le focusing ou l'écriture expressive, pour aider Julie à se connecter à ses émotions, à les comprendre et à les exprimer de manière saine.

2. Validation émotionnelle :

  • Utilisation sous-optimale : Le thérapeute valide les émotions de Julie, mais il le fait parfois de manière générique, sans tenir compte de la spécificité de son expérience.
  • Exemple : Lorsque Julie exprime sa colère envers elle-même, le thérapeute dit "Je peux comprendre, parce que c'est pas sympa comme comportement", sans valider la légitimité de sa colère et sans explorer les raisons de cette émotion.
  • Utilisation plus pertinente : Le thérapeute pourrait valider les émotions de Julie de manière plus spécifique et empathique, en reconnaissant la difficulté de sa situation et en lui montrant qu'il comprend ses sentiments.

3. Techniques comportementales :

  • Sous-utilisation : Le thérapeute se concentre principalement sur les aspects cognitifs et émotionnels des difficultés de Julie, sans proposer suffisamment de techniques comportementales.
  • Exemple : Le thérapeute propose l'outil d'auto-observation, mais il abandonne rapidement cette idée lorsque Julie exprime son inconfort.
  • Utilisation plus pertinente : Le thérapeute pourrait proposer des techniques comportementales, comme la planification d'activités agréables, l'entraînement aux habiletés sociales ou la relaxation musculaire progressive, pour aider Julie à modifier ses comportements et à améliorer son bien-être.

4. Techniques de la thérapie des schémas :

  • Utilisation limitée : Le thérapeute explore les schémas précoces inadaptés de Julie, mais il ne semble pas utiliser pleinement les techniques de la thérapie des schémas pour les modifier.
  • Exemple : Le thérapeute identifie le schéma de défaillance chez Julie, mais il ne propose pas de techniques spécifiques pour remettre en question ce schéma et développer des schémas plus adaptatifs.
  • Utilisation plus pertinente : Le thérapeute pourrait utiliser des techniques comme la reparentalité limitée, les dialogues avec les modes schématiques ou les cartes de coping pour aider Julie à modifier ses schémas dysfonctionnels et à développer des modes de fonctionnement plus sains.

Conclusion :

Le thérapeute pourrait améliorer l'efficacité de la thérapie en utilisant davantage de techniques d'exploration émotionnelle, de validation émotionnelle et de techniques comportementales. Il pourrait également approfondir son utilisation de la thérapie des schémas pour aider Julie à modifier ses schémas précoces inadaptés et à développer des modes de fonctionnement plus sains.

Capture d'écran de la réponse

La réponse de Chat GPT-4o :

En examinant l'entretien avec Julie, certaines techniques thérapeutiques semblent sous-employées ou mal employées par le thérapeute. Voici une analyse détaillée de ces techniques, des exemples montrant leur utilisation sous-optimale, et des suggestions pour une utilisation plus pertinente.

1. Techniques de Restructuration Cognitive

Utilisation sous-optimale :

  • Exemple :
    • T : "Vous trouvez pas très douée avec Internet, c’est ça ?"
    • Analyse : Le thérapeute reformule simplement les paroles de Julie sans approfondir pour explorer et modifier les pensées négatives sous-jacentes.

Utilisation plus pertinente :

  • Exemple :
    • T : "Vous dites que vous n'êtes pas très douée avec Internet. Pouvez-vous me donner un exemple concret d'une situation où vous avez eu des difficultés ? Ensuite, nous pouvons explorer ensemble si cela reflète vraiment vos compétences globales en informatique."
    • Analyse : En approfondissant, le thérapeute aide Julie à identifier des preuves concrètes de ses compétences, ce qui pourrait contrebalancer sa pensée négative globale.

2. Techniques de Pleine Conscience et de Relaxation

Utilisation sous-optimale :

  • Exemple :
    • T : "Là, quand je vous vois réagir comme ça, j’aurais envie de vous proposer quelque chose pour avoir un petit peu d’apaisement."
    • Analyse : Le thérapeute mentionne l'apaisement, mais n'introduit pas activement des techniques spécifiques de pleine conscience ou de relaxation que Julie pourrait utiliser régulièrement.

Utilisation plus pertinente :

  • Exemple :
    • T : "Essayons une technique de respiration profonde maintenant. Fermez les yeux, inspirez lentement par le nez pendant quatre secondes, retenez votre souffle pendant quatre secondes, puis expirez lentement par la bouche pendant six secondes. Faites cela quelques fois et voyez si cela vous aide à vous sentir plus calme."
    • Analyse : Le thérapeute guide activement Julie à travers une technique de relaxation, lui donnant un outil concret qu'elle peut utiliser pour gérer le stress au quotidien.

3. Exploration des Expériences Passées et des Schémas

Utilisation sous-optimale :

  • Exemple :
    • T : "Au collège, c’était comment de manière globale pour vous ?"
    • P : "Bah, je ne sais pas, j’étais souvent toute seule."
    • T : "Les autres se moquaient ?"
    • Analyse : Le thérapeute touche les expériences passées de Julie, mais ne creuse pas suffisamment pour comprendre les schémas durables et comment ils influencent son présent.

Utilisation plus pertinente :

  • Exemple :
    • T : "Vous avez mentionné que les autres se moquaient de vous au collège. Comment pensez-vous que ces expériences ont influencé la façon dont vous vous voyez aujourd'hui ? Est-ce que ces pensées reviennent dans d'autres contextes de votre vie actuelle ?"
    • Analyse : En explorant plus profondément les expériences passées et leurs répercussions actuelles, le thérapeute aide Julie à identifier et à comprendre les schémas précoces inadaptés.

4. Techniques d'Auto-Observation et de Monitoring

Utilisation sous-optimale :

  • Exemple :
    • T : "Peut-être, j’aimerais commencer nos prochaines séances par des outils de détente, de relaxation. Pour tout de suite que ça aille un petit peu mieux."
    • Analyse : Le thérapeute mentionne des outils de relaxation mais ne propose pas de méthode structurée pour que Julie observe ses pensées, émotions, et comportements de manière systématique.

Utilisation plus pertinente :

  • Exemple :
    • T : "Pour la semaine prochaine, pourriez-vous tenir un journal où vous notez chaque jour une situation stressante, les pensées que vous avez eues, les émotions ressenties, et comment vous avez réagi ? Cela nous aidera à identifier des schémas et à travailler dessus ensemble."
    • Analyse : En introduisant un outil d'auto-observation structuré, le thérapeute permet à Julie de prendre conscience de ses schémas de pensée et de comportement, facilitant une intervention plus ciblée.

5. Soutien de l'Auto-Efficacité

Utilisation sous-optimale :

  • Exemple :
    • T : "Ça marche bien, c’est qu’on fait une bonne équipe en fait."
    • Analyse : Le thérapeute mentionne le succès de l'équipe, mais ne met pas en avant les compétences personnelles de Julie qui contribuent à ce succès.

Utilisation plus pertinente :

  • Exemple :
    • T : "Vous avez réussi à créer une entreprise prospère en seulement six mois. Quels talents et compétences pensez-vous que vous avez apportés pour réussir cela ?"
    • Analyse : En soulignant les compétences spécifiques de Julie, le thérapeute renforce son sentiment d'auto-efficacité et l'aide à reconnaître ses forces.

Conclusion

Pour renforcer l'alliance thérapeutique et l'efficacité du traitement, le thérapeute pourrait mieux utiliser les techniques de restructuration cognitive, de pleine conscience et de relaxation, d'exploration des schémas, d'auto-observation et de soutien de l'auto-efficacité. Ces améliorations permettraient à Julie de prendre conscience de ses schémas de pensée et de comportement, de développer des outils concrets pour gérer le stress et l'anxiété, et de renforcer sa confiance en ses compétences et capacités.

Capture d'écran de la réponse

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